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Une nuit au bout du ponton
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Une nuit au bout du ponton
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Charley
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La nuit est déjà bien entamée lorsque la brune quitta la couche qu’elle partageait avec Dagan au sein de la base souterraine, lieu de vie nocturne de l’UBP. Avant de sortir du poste de commande, la jeune femme jeta un coup d’œil dans la chambre opposée, deux respirations calment et régulières la rassurèrent, ses deux protégés : Jenifer et Glenn, dormaient du sommeil du juste.

Se furent ainsi deux ombres silencieuses qui quittèrent la zone sans bruit, la gymnaste et son double animal indissociable. Elles traversèrent la ville endormie, descendant la colline d’un pas rapide. Jaz ne ralentit qu’une fois arrivée au port de Central City.

Elle s’engagea sur le ponton et remonta intégralement celui-ci avant de s’y installer en position du lotus. La gymnaste était une telle boule de nerfs que sa hyène s’arrêta à quelques mètres d’elle, et protectrice se coucha en travers du ponton, seuls ses yeux reflétant le peu de lumière alentours trahissant sa présence.

La brune faisait encore bonne figure la journée, mais les nuits les choses n’étaient plus les mêmes, les tueries à répétition commençaient sérieusement à laisser des traces sur son psychique. A l’image d’autres membres du groupe, elle sentait à quel point elle partait à la dérive même si elle essayait encore de le cacher à ses compagnons.

La journée les occupations ne manquaient pas, mais la nuit, une fois ses proches endormit, il ne lui restait que les cauchemars pour la hanter. Et leur retour à C² ne semblait rien changer à cela. Plongée dans ses sombres pensées Jaz glissa sa main dans son dos et sortit de son étui le long couteau ayant jadis appartenu à son ami le boucher.

La brune posa l’arme sur ses genoux, et enleva la partie haute de sa combinaison dénudant ainsi ses bras jusque la recouvert intégralement. Reprenant la lame en main elle posa le fil de celle-ci sur l’intérieur de son bras droit.

Puis elle fit une pause.

Hésitante ?

Inquiète de la douleur ?

Non. Juste interrogative sur la meilleure manière de procéder.

Et la jeune femme prit dans son autre main une lame de rasoir. La lumière de la lune se reflétant sur les deux lames.


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Dernière édition par Charley le Jeu 23 Mai - 00:32 (2013); édité 2 fois
Mar 14 Mai - 01:48 (2013)
Pablo Cantabile
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La nuit, sujet d'inspiration pour de nombreux poètes pré-crash. Certains aiment y flâner dès le soleil absent ; par plaisir esthétique ou pour la quiétude peu être? Pour l'homme au taux de mélanine déficient, ses longues ballades nocturnes n'avait cependant rien d’ésotérique.
Analyser, toujours la même obsession chimérique. Quoi de mieux pour découvrir la cité isolée que désertée de ses habitants. La nuit, telle une suspension temporelle, lui permet de vadrouiller, d'observer les structures.

Furetant chaque coins sombre comme s'il était à la recherches des joyaux de la reine, il sondait l'obscurité lorsqu'il l’aperçut.

L'animal férocement calme trahit sa présence par ses yeux brillant d'une lueur ténébreuse, reflétant la lumière inconsistante des réverbères.

Il se raidit, chercha du regard sa maîtresse et l’aperçut courbée sur elle même, comme alourdit d'un poids invisible. Les deux lames dans ses mains semblait happé son regard.


Athena respira un peu plus fort. Il ne craignait pas les animaux en général, mais celui là semblait plus humain que bestial, plus incontrôlable car moins soumis aux lois primaire de l’instinct...

Il ne s'avança pas, attendant la réaction de l'une des deux parties.
Mar 14 Mai - 11:47 (2013)
Charley
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La hyène avait sentit l’odeur du Prof mais celui-ci n’approchant pas plus elle resta simplement à sa place. L’animal ne semblait toujours pas avoir statué sur son cas tout comme à bord du vapeur, ni agressive, ni accueillante, elle se contentait de fixer l’homme.

Jaz quant à elle était loin de toute cette scène, alors qu’elle était toujours aux aguets elle semblait dans un autre monde. Etait elle seulement éveillée ou en pleine crise de somnambulisme.

La jeune femme commença alors à se pencher en direction de l’eau sombre, et finit par s’agenouiller attirée de plus en plus par la surface légèrement mouvante. La brune semblait à la fois comme captivée par ce qu’elle voyait, et en même temps la tension qui parcourait son corps témoignait de l’horreur qu’elle ressentait.

Les secondes s’égrainaient comme interminables quand tout à coup :


- STOOOOOOOOOP !!!

Cria la leader en claquant violemment la surface de l’eau avec ses deux mains toujours armées, s’éclaboussant allègrement d’eau froide.

Laissant ses fesses retomber sur ses talons, elle remonta ses mains dégoulinantes d’eau au niveau de sa tête, les deux lames froides reposant de chaque côté de son front.


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Mar 14 Mai - 18:57 (2013)
Selena Page
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Le cri de la gymnaste laisse un long silence derrière lui avant d'être suivi par un hurlement de louve plus ou moins lointain. Selena arrive tout juste pour assister à la scène qui se joue ici, sortant toujours de l'ombre comme une défunte qui reviendrait à la vie. Voilà longtemps qu'elle a perdu son air froid et ses robes noires. Maintenant elle est toujours plus ou moins animée d'un éclat cruel sur le visage et dans le regard, comme si elle s'épanouissait dans la souffrance du monde, vêtue de ses peaux de bêtes. La kurde observe depuis un moment mais elle ne se montre que maintenant.


Elle a déjà remarqué la présence du prof récemment arrivé mais elle ne semble pas lui prêter attention. Elle regarde Jaz agenouillée, les deux lames accrochées à ses mains contre son front. De sa voix plus grave que d'habitude et légèrement enjouée sans pour autant être joyeuse, elle demande.


"La vue du sang te manque ?..."
Mar 14 Mai - 21:23 (2013)
Charley
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Jaz se sentit brusquement respirer plus librement, était-ce du à la fraicheur de l’eau sur son visage doublée par la froideur des lames sur son front ; au long hurlement de réponse de Luna ; ou encore au fait d’entendre d’un coup une voix humaine sans avoir suspecté la présence de celle dont elle émanait ; Jaz n’en savait rien.

Elle se tourna lentement dans la direction d’où provenait les quelques mots prononcés, et ne fut guère étonnée de reconnaitre Selena, celle envers laquelle elle se sentait la plus proche a l’instant présent, la kurde semblant elle aussi toujours combattre ses propres démons.

Elle tressaillit lorsqu’elle avisa le Prof à quelques mètres de là, témoin silencieux de sa descente aux enfers, mais ne trouva rien à lui dire, son statut de leader semblant l’avoir déserté en cet instant, ne laissant que la femme de visible.

La brune était encore trop perturbée pour saisir la nuance dans la voix de sa compagne, celle-ci espérant peut être un énième massacre pour assouvir sa propre soif de sang, ou s’interrogeant peut être simplement sur son comportement inquiétant.

Non Jaz n’a qu’une idée en tête : Selena sera peut être capable de l’aider. Le souvenir d’une jolie cautérisation, dont le dos de celle-ci doit toujours porter la trace, se rappelant à elle. La jeune femme se releva, et tituba plus qu’elle ne marcha dans sa direction. Sa souplesse habituelle semblant lui faire totalement défaut.

Elle remonta ainsi le ponton, manquant de marcher sur son double animal qui n’eut que le temps de s’écarter d’un bond, avant de la suivre en geignant doucement, et vint se planter devant la Kurde ne laissant que quelques centimètres pour séparer leurs visages. Le sien semblant comme rongé par les cernes et le manque de sommeil.


- Aide moi !

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Mar 14 Mai - 22:06 (2013)
Pablo Cantabile
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Il regardait l'animal dans les yeux lorsque un cri brisa le silence de la nuit. Il sursauta, tout comme la hyène qui immédiatement regarda en direction de sa maîtresse mais ne bougea point.

A ce moment là , le professeur remarqua la présence d'une seconde personne dont il ne pouvait  distinguer que la silhouette féminine dans l'obscurité.
Athena refit face au professeur et manqua de se faire marcher dessus par Jaz qui se précipitait vers l'autre femme.
Il profita de ce moment pour s'avancer vers les deux jeunes femmes, à une distance où il serait capable de comprendre ce qui se passe.
Mer 15 Mai - 12:33 (2013)
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La kurde reconnaissait bien ce genre de visage fatigué. Un mal répandu dans le désert dont elle avait elle même été la victime avant de faire ce qu'il fallait pour que la douleur ne soit plus. Cette fatigue c'est celle qu'on pouvait ressentir quand on luttait contre quelque chose à l'intérieur de soi même, une douleur, une bête enragée ou bien d'autres choses  encore. Voilà longtemps, que la kurde s'est abandonnée à ses démons. Voilà longtemps qu'elle ne voyait plus d'intérêt au combat qu'elle menait pour sauver son âme.


Trop tard. On avait fait d'elle une tueuse sans pitié et maintenant c'est ce qu'elle était, rien de plus. Au delà de la pitié, Selena avait de la mémoire. Jaz l'avait aidé à se soulager d'une marque trop pesante, c'était peut-être au tour de la kurde de lui venir en aide.
Son regard acier bleu fixe donc la meneuse UBP sans se détourner un instant vers l'homme. Elle demeure droite et immobile sans rien perdre de cette expression étrange sur son visage.


"On ne lutte pas contre sa nature... ni contre les changements que le temps opère en nous... on ne fait que fermer les yeux et souffrir toujours un peu plus à se torturer soi même avec toutes ces barrières.


Il n'y a pas de sens à tout ça... pas de moral... juste des proies et des prédateurs... toi tu es un prédateur... et voilà longtemps que tu chasses... que tu prends goût à ça... que tu te perfectionnes... alors excelle dans ton art et ta nature au lieu de souffrir...


Oublie la femme de l'ancien monde... ça n'est plus toi depuis longtemps Jaz..."
Mer 15 Mai - 14:38 (2013)
Charley
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Jaz sentit le Prof s’approcher mais elle était trop absorbée par son mal être pour voir en lui une quelconque menace. Son regard était plongé dans celui de Selena, reconnaissant en elle la personne qui pourrait l’aider à faire face à cette noirceur qui ne faisait que progresser en elle depuis qu’elle avait pris, aux côtés d’Aglaé, la tête des UBP.

Lorsque la kurde commença à parler mettant des mots précis sur ce qui la ravageait intérieurement, la brune se mit à secouer la tête de droite à gauche, ses lèvres remuant sans qu’aucun mot n’en sortent. Un « non … non … non … » prononcé sans fin pouvait malgré tout s’y lire.

La jeune femme luttait depuis de nombreuses lunes désormais, s’arrangeant au départ avec ses états d’âmes en se raccrochant à l’idée que tout comme avant crash elle ne faisait que remplir la mission qu’on lui donnait à l’époque au sein de la CIA, même si la cible en question ne le méritait pas selon ses propres critères.

Mais à l’image de son jumeau qu’elle voyait lui aussi basculer petit à petit, elle avait bien conscience que cette fausse justification ne tenait plus la route depuis longtemps, trop de massacres, trop de victimes collatérales, le plus souvent innocentes. Trop de morts qui semblaient désormais la hanter sans lui laisser le moindre répit.

Remords ? Regrets ? Ou simple refus du plaisir qu’elle avait malgré tout prit sur les champs de batailles de l’UBP ? Quelle que soit la raison elle était en train de tuer à petit feu la gymnaste, et Jaz ne voyait pas vers qui se retourner pour l’aider à part celle qui lui faisait face.
La plupart des membres du groupes ayant depuis longtemps développés leur propre part de folie ; Jenifer et Dagan constituant ce qui lui permettait de croire encore à une vie de famille, tel un ridicule conte de fée qu’on raconterait aux petites filles post crash ; quant à David il semblait lui-même avoir ses propres fantômes à combattre.

Jaz ne savait que faire, mais le sang semblait appeler le sang, elle tendit donc en direction de la brune lui faisant face le long couteau de commando de Freddy, et la lame de rasoir. Son visage était fermé mais son regard clair.


- Il faut les faire disparaitre !

Et il était évident qu’elle ne parlait pas des deux lames.


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Mer 15 Mai - 15:29 (2013)
Pablo Cantabile
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Depuis le temps qu'il l'observait, sans dire mot, des heures durant à scruter ses gestes, ses expressions, à rester dans l'ombre des personnalités monstrueuses que composait leur groupe.

Depuis ce moment à Sanctuary ou il l'a vit pour la première fois, jusqu'à cette seconde, où il su.

Oui, il savait où en était la leader, il savait que c'était là, maintenant.

Faisant preuve d'une habileté insoupçonnable aux yeux de ses nouveaux compagnons, il s'immisça en l'espace d'une seconde ente les deux femmes et intercepta les lames des mains de Jaz.


Il adressa en premier à la kurde un coups au diaphragme avec le pommeau du couteau de Freddy. Un geste calculé dans le but de lui laisser quelques précieuses secondes pour agir.

Une lame de rasoir, bon sang, qu'est ce qu'il en avait manipulé avant le crash. Des heures durant à torturer ses « patients » d'un autre genre, qui n'était pas là pour se faire soigner comme à l’ordinaire, mais pour souffrir et produire une mélodie humain, divinement esthétique à ses oreilles.

Torturer ? non pour lui c'était créer, pratiquer un art exprimé par les cris de souffrance de ses patients. De la musique sur des instruments vivants …

Tous ces souvenirs resurgissent au contact de l'acier glacé par la fraîcheur de l'eau. Dans le désert, ses victimes mourraient trop vite, la composition était brouillonne, par manque de matériel sans doute, ou parce qu’il ne les choisissait plus comme avant. Il prenait ce qu'il y avait, ici là. De la mauvaise qualité, instrument en piteux état ...

Mais là, cela ne sera pas pareil, pas pour Elle, si importante à ses yeux.


IL empoigna à la foi délicatement et fermement le bras droit dénudé de Jaz, puis le souleva, et enfonça avec une précision incomparable la lame dans l'aisselle de la jeune femme.

Attaque non mortelle, mais d'une souffrance sans égale, même avec l'adrénaline qui le submergeait, il avait visé juste.



Chef d’œuvre.

Mer 15 Mai - 16:31 (2013)
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Peut-être bien trop occupée à sonder l'âme de Jaz, le prof accomplit l'exploit de surprendre la kurde et de porter une attaque qui vient lui couper le souffle. Peut-être qu'elle était aussi trop occupée ou surprise par la demande de Jaz qui venait de lui tendre des lames pour qu'elle en fasse quoi au juste ? Qu'elle vienne la lacérer ? Qu'elle vienne à son tour la marquer à jamais pour la défaire du mal ?


Ataxary choisit de s'emparer de ce privilège. 
Le souffle de Selena se coupe alors qu'elle roule néanmoins de côté pour marquer une certaine distance avec l'étranger.
Le coup suivant est pour la meneuse UBP tandis que la kurde demeure impuissante, cherchant son air, une main agrippée à son uzi, prête à trouer le tortionnaire comme une passoire.


En même temps... elle est bien curieuse de comprendre le geste de l'homme et de voir la réaction de la soeur Parks. Elle se garde donc de toute réponse, et se contente d'observer tandis que l'excitation la gagne à voir les premières gouttes de sang couler et animer son instinct de chasseur.


Quelques secondes... le temps de récupérer son souffle...
Mer 15 Mai - 17:00 (2013)
Charley
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Jaz est la à attendre que Selena trouve la solution qui pourrait la soulager, dans sa demi conscience elle ne sait qu’une chose le sang va devoir couler, elle le ressent au plus profond d’elle-même. Et la kurde ne devrait pas éprouver d’états d’âmes à agir dans ce sens, même si elle n’arrive pas à préciser véritablement ce qu’elle attend d’elle.

La brune peut d’ailleurs voir une certaine interrogation dans le regard de sa compagne, alors qu’elle-même essaye de lui faire comprendre silencieusement ses attentes. C’est surement cet échange rapide et silencieux entre les deux femmes qui permit au Prof de les surprendre l’une comme l’autre.

A peine le temps d’enregistrer la scène que son couteau lui est arraché des mains, avant que son manche ne soit envoyé violemment dans la gorge de la tueuse, lui coupant immédiatement le souffle. Selena roula instinctivement sur le côté occupée à chercher sa respiration, ce qui finalement laissa le champ libre au Prof.

Avant d’avoir pu bouger, comme engourdie, la gymnaste voit la scène se décomposer petit à petit sans pouvoir intervenir. Mais où avaient disparus ses précieux reflexes ?. Un clignement de paupières et la lame est déjà profondément entrée en elle.

Le chaos envahit alors l’esprit de la brune, elle aurait mieux fait d’écouter le reste de l’équipe et finir de ravager Sanctuary et les derniers survivants. Avait elle prit cet homme sous son aile se portant garante pour lui auprès des autres, pour qu’il finisse par simplement se retourner contre elle et la tuer froidement d’un coup de couteau ?.

Jaz regardait sans trop y croire encore le long couteau ancré en elle ; Selena cherchait son souffle de son côté et regardait la scène avec une certaine jubilation dans l’œil ; et le Prof s’était reculé d’un pas. Le temps semblait comme suspendu.

Mais c’était oublier le dernier protagoniste de cette scène : le molosse de la blessée, qui sentant le sang de sa maîtresse envahir l’atmosphère devint comme enragé. Bien que charognard de nature cette hyène avait été élevée et dressée comme un chien. Athena sauta sur l’attaquant de tout son poids, qui par instinct mis son bras entre sa gorge et l’animal. Geste qui lui sauva surement la vie.

La leader regarda son double animal déchiqueter le bras droit du prof, il faut dire que vu la puissance de la mâchoire de la bête le pauvre membre n’avait aucune chance. Intérieurement elle jubilait de savoir que sa mort ne resterait pas impunie.

Et quitte à mourir elle allait elle aussi participer à la curie avec son animal, elle attrapa la lame de sa main d’arme, et la sortit de son torse avec une lenteur presque hypnotique. La douleur qui jusque la s’était tue grâce à l’adrénaline qui parcourait son corps, s’éveilla brusquement, la faisant chanceler sur ses jambes et enfin lâcher un cri de douleur.

Douleur qui éclaircit les idées de Jaz, qui arriva rapidement à la conclusion que le coup qu’elle venait de recevoir n’était pas mortel, d’ailleurs chose surprenante aucun organe ne semblait même avoir été atteint. Manque de chance du Prof qui venait de rater simplement sa cible ? Ou véritable don de celui-ci dans le maniement des armes blanches ?

La brune resta quelques fractions de secondes, à regarder la lame dans sa main, interrogative ; lorsque les grognements d’Athy la ramenèrent brutalement à la situation. Dans d’autres circonstances elle aurait laissé la hyène dévorer vivante sa proie, mais pour le moment elle voulait comprendre.


- ATHENA !!

Elle se jeta dans le combat, non pour y participer comme elle pensait le faire à la base, mais pour arrêter son double animal dans sa sombre mission. La douleur la submergeant ses jambes refusèrent de la porter plus loin et elle ne put qu’atterrir sur sa bête et au bout de longues secondes arriva enfin à la faire lâcher sa proie.

Le bras droit du Prof n’était que charpie, la mâchoire de la hyène avait cassé l’articulation du coude, la peau, les muscles étaient déchiquetés, et une mare de sang commençait déjà à se former. Un simple étirement semblait suffisant pour arracher l’avant bras du reste du corps.

Serrant son molosse contre elle pour l’empêcher d’aller en réclamer un autre bout, Jaz lâcha en direction de l’homme :


- Pourquoi ?

Vu le sang qu’il perdait il allait devoir se dépêcher de répondre.


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Mer 15 Mai - 19:54 (2013)
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Le temps de l'action sanglante, la kurde a le temps de retrouver une respiration régulière. Ainsi elle se détend et relâche la prise sur son arme, surtout quand elle voit l'homme crouler sous la force de la bête  nommée Athena, qui inspire somme toute l'admiration de Selena. La tueuse a pris goût au sauvage, à l'instinctif... surtout quand c'est ainsi sanglant.


Alors que Jaz a encore la patience d'interroger cet inconnu qui n'a pas hésité à la poignarder, Selena se laisse juste attirer par l'odeur du sang et de la chair. Si la meneuse UBP n'était pas la première à devoir se servir, la kurde aurait déjà fait connaître au prof des paradis de torture pour l'attaque lancée. Pourquoi l'homme avait fait ça ? Mystère. Vu d'ici ça ressemblait presque à un attentat sudiste désespéré contre l'UBP. Après tout ils l'avaient bien choppé dans le sud celui là. L'idée même que le salopard aurait pu servir les êtres que la kurde détestait le plus pour leur faire un tel plaisir aurait pu la plonger dans une colère noire... seulement elle jubilait de voir l'ordure se vider.


"Hahaha..."




Le rire est léger avant qu'elle ne se reprenne, l'air joueuse et teintée de sadisme.


"J'en connais un qui vient de faire la pire erreur de sa vie...
On ferait bien d'amputer et de brûler le plus vite possible... ce serait dommage qu'il pousse son dernier souffle si vite..."


Grand sourire de la tueuse qui observe la scène.
Jeu 16 Mai - 03:09 (2013)
Pablo Cantabile
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Parfait.

L'homme au cheveux blanc n'a même pas reçu une goûte de sang. Il recule d'un pas pour admirer son œuvre. Le visage de Jaz se décompose, se tord. Son teint livide de fantôme dont elle était vêtue laisse place à une montée de sang. Ses joues d'abords rougissent, puis son front devient pourpre. Elle réintègre le monde des vivants en l'espace d'une seconde. Il sourit, son électrochoc d’acier fonctionne.



Retour à la réalité. La kurde va l'avoir mauvaise pour le coups gratuit qu'il vient de lui administrer, Il tourne la tête en direction de celle-ci afin de lui expliquer son geste. Faudrait pas qu'elle ne décide d'entreprendre des représailles disproportionnées.

Au moment où il ouvre la bouche pour se justifier, il ressent un très légers changement dans le décor, à peine perceptible. Une impression de vitesse, indice d'une perturbation cinématique du système.

Merde, la hyène.


Il tourne la tête vers l'animal, et voit celui-ci s'élancer vers sa gorge comme un papillon de nuit vers le réverbère. L'adrénaline, pire que l’alcool pour vous mettre en danger. Et c'est pas avec des mots qu'elle va arrêter sa course mortelle vers lui.
Réfléchir, vite, très vite.


Première pensée, hypothèse : la lame de rasoir. Trancher la carotide de la bête, lui couper l'herbe sous le pied.

Deuxième pensée, effet : jamais Jaz ne lui pardonnera. Jamais elle ne comprendra son geste si il fait ça. Autant signer son arrêt de mort tout de suite .
Athena est son double, sa projection bestiale sur notre monde. Et il sait qu’elle va lui en faire baver...

L'animal est proche, il peut discerner la folie meurtrière dans ses yeux. L'homme est coincé, il n'a plus le choix, il faut sacrifier, couper le pied pour sauver la jambe.


Alors que l'animal se jette sur lui, il intercepte avec son bras droit sa gueule grande ouverte prête à le décapiter, Ce geste témoigne de la réflexion fulgurante du professeur, qui, s'il avait été pris de court, aurait sacrifié instinctivement son bras gauche, et ainsi renoncée à ses compétences chirurgicales.

Les crocs de l'animal s'enfoncent dans la chair de son avant bras. Athena est arrivée tellement vite sur le professeur que ce dernier perds l'équilibre et choit sous le poids de la bête. S'en suis un interminable supplice. Ses os sont broyés sous la pression de la mâchoire de l'animal, les craquements lui résonnent jusque dans ses oreilles . Tenant une bonne prise, la hyène commence à effectuer des mouvements de torsion pour arracher le bras du professeur.
Un chiot avec une poupée de chiffon.

La douleur est insoutenable, il veut hurler. Mais c'est le crie d'un muet qui sort de sa bouche. La parole est supprimée par le cerveau sous le stresse de l'action. Puis, alors qu'il croie crier, c'est la voie d'une autre qu'il entends.
Jaz.


La hyène se retire, le prof suffoque, voie trouble …
Il discerne un lointain « Pourquoi ? ».


« Concentre toi » se répète-il intérieurement. « Ne gâche pas tous. Il nous reste des choses à faire »

« ... »

« Aller parle nom de Dieu !  Si tu le fais pas il vont te saigner !»


Rassemblant ses dernières forces qui ne sont pas parties dans la lutte endiablée avec l'animal, il réponds d'une voix suffocante à Jaz :

« Parce que c'est ce que tu voulais, et que personne d'autre que moi ne pourra te procurer meilleur catharsis. »

Il peine à articuler et trébuche sur presque chaque mot. Cependant son ton se veut rassurant.

« Tu n'as rien, je n'ai endommagé aucun organe, simplement frôlé les nerfs proche des centres vitaux … L'autre t'aurait abîmé, c'est à moi et à moi seul de te faire ça !»
Cette dernière phrase est appuyé par un crie de douleur lancinant.

Haletant et regardant Jaz de ses yeux injectés de sang, Il enchaîne :

« Toi ou aucun membres de l'UBP ne m'aurait laissé te blesser, il fallait te le prouver … Si tu veux que je recommence, si tu veux souffrir, sauve moi... »


Sa voie s’éteint sur ces dernières paroles. Quelle sortie théâtrale ! la réplique est donnée, le rideau se baisse et le rêve va commencer. Avant de perde connaissance il entends le mot « amputé ».


« Oui c'est ça qu'il faut » se dit il.

« Merde lequel est médecin chez eux ? Y'en a un au moins ? »


Début du second acte, réponse pour lui au troisième.



Jeu 16 Mai - 15:46 (2013)
Charley
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Les bras de Jaz enserraient toujours le poitrail de sa hyène, celle-ci finissant finalement par se calmer à son contact. Bonne chose car le moindre mouvement de l’animal provoquait un éclair de douleur dans le côté droit du torse de la brune.

La jeune femme pouvait donc se concentrer sur son attaquant, cherchant toujours à comprendre la raison de son acte, l’homme pouvait parfaitement lui avoir caché sa volonté de vengeance, mais il ne semblait pas être suicidaire pour autant. Surtout que comme Selena était à l’instant en train de lui annoncer, le cas échéant, ça ne serait pas une mort douce et rapide, loin s’en faut.

La kurde semblait en effet attendre, comme Athena qui bien que calmée dans ses bras restait toujours aussi tendu qu’un arc, sa propre livre de chair. L’amputer et cautériser la plaie ? Oui cela semblait une étape indispensable quel que soit le sort qu’on allait réserver au Prof dans les heures, jours à venir.

L’homme était visiblement en état de choc : l’attaque, la douleur, la perte de sang ; peu de personnes seraient encore en état de faire des discours, il ne se semblait d’ailleurs capable que de n’ouvrir la bouche sans qu’un mot ne sorte d’entre ses lèvres. Mais la leader attendait une réponse.

Sentant peut être sa vie s’écouler de lui à chaque battement de cœur, Ataraxy sembla revenir temporairement à elles, son regard jusque là dans le vague faisant soudain le point dans sa direction alors qu’il répondait enfin à sa question.

Jaz resta de longues secondes à le regarder bouche bée en entendant son explication. Cet homme devait tout simplement être fou. Elle avait ramené un taré de plus dans leur ville. Un fou ayant un dialogue bien précis tout de même se dit elle intérieurement.

Puis elle réalisa que son discours trouvait résonance en elle, la douleur de son coup lui avait éclaircit l’esprit, sensation qu’elle n’avait pas ressentit depuis un moment. Pour toute personne extérieure, son acte était suicidaire et hautement condamnable, la Parks étant l’une des figures incontournable de l’UBP. Mais Jaz ne venait elle pas de demander implicitement à Selena d’arriver à ce résultat en lui tendant ses lames ?.

Qui était cet homme pour avoir compris sa situation ainsi ? Pourquoi se sentait-il des droits sur elle ? N’avait-il aucun sens d’auto préservation à parler ainsi de la tueuse kurde ? Des questions encore des questions auxquelles elle devrait trouver des réponses. Mais pour le moment l’action devait primer sur la réflexion si elle voulait espérer les résoudre un jour.

Des longues et précieuses secondes s’étaient écoulées pendant sa réflexion intérieure, et la mare de sang autour du bras blessé n’avait fait que progresser. Il fallait agir et vite, pas le temps d’aller chercher un médecin, ils n’avaient d’ailleurs pas de bloc opératoire permettant de recoudre correctement veines et artères. Non la cautérisation semblait la manière la plus rapide de sauver la vie du Prof.

Jaz tira Athena en arrière, l’enjamba se plaçant ainsi entre l’animal et l’inconscient. La brune avait quelques notions de premiers secours acquises très jeune en compagnie de son jumeau sous la direction de leur père militaire. Elles allaient devoir agir vite. La jeune femme se tourna vers sa compagne en lui tendant pour la deuxième fois son couteau :


- Changement de programme c’est sur lui que tu vas devoir l’utiliser je crois. T’en es ?

La lame du couteau ferait une bonne prise pour cautériser la plaie, tendit que la lame de rasoir permettrait de finir le travail déjà bien entamé par la hyène pour séparer l’avant bras du reste du corps.

Une fois ses mains libres la gymnaste laissa sa main gauche remonter le long de la victime, et plaçant celle-ci sous celui-ci paume vers le haut, elle serra la zone avec son pouce. La première chose à faire était d’arrêter l’hémorragie, ou du moins de réduire au maximum le flux de sang s’écoulant de la plaie béante.


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Fini la v6.1 vive la v7?
Ven 17 Mai - 00:23 (2013)
Selena Page
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Attentive aux mots de l'homme par simple curiosité tant elle n'avait rien à faire d'autre, la kurde avait l'impression de se conforter dans son point de vue haineux tant elle semblait se dire qu'il était bien sudiste comme comportement de daigner parler de parfaits étrangers comme si on était capable de dire quoi que ce soit sur eux. Pas de doute, la haine qui la rongeait n'avait pas de limite, ses anciennes connaissances mêmes mortes demeuraient une obsession à laquelle elle raccrochait ou rapprochait facilement les choses.


Dire d'une femme qui avait passé les 33 dernières années à tuer et torturer son prochain qu'elle ne connaissait pas le corps humain était assez maladroit. Impossible de lire ça néanmoins sur le visage d'une étrangère. Aussi la kurde n'était pas vraiment intéressé par les paroles de l'homme et ne les avaient pas réellement relevées. Ce qui l'intéressait surtout c'était les armes à sa disposition prêtes à être utilisées en urgence contre le professeur. Jaz était déjà entrain de se charger de limiter le saignement. Si elle devait se charger de lui à son réveil, au moins la kurde avait le privilège de se charger de le maintenir en vie tout en se chargeant de lui faire payer son insolence en coupant et brûlant les dégâts.


Pas besoin de lui répéter cette fois. La tueuse s'empare de la lame de rasoir et cisaille avec acharnement ce qu'il reste du bras, aussi bien les liaisons charnelles que les liaisons osseuses. Tout cède sous la lame aiguisée et bientôt le morceau déchiqueté se sépare du corps. 
Heureusement qu'elle est rapide dans l'exercice de ses fonctions... ça pisse bien trop le sang pour perdre la moindre seconde, même si l'odeur et la vue l'attire à se faire un festin de reine... 


"Encore un peu de patience..."


La voix dénuée d'empathie s'attarde à prévenir Jaz de tenir encore un peu la pression le temps qu'elle finisse. La kurde s'empare de son famas et le pose à terre, avant de découper le vêtement qui couvre le torse du prof histoire de s'emparer d'un bout de tissu qu'elle enroule autour du couteau. Aussitôt, elle s'empare de son zippo histoire de mettre le feu à tout ça... à la guerre comme à la guerre avec les moyens du bord. Il avait peut-être encore une minute à vivre, ça avait du lui prendre 30 secondes avant d'avoir le résultat nécessaire pour brûler le moignon sanglant. Le bruit écoeurant vint égayer la scène du linge embrassé qui vint se coller contre la chair avant que l'odeur de porc brûlé ne vienne remonter à leurs naseaux.


Selena ne semblait pas éprouver la moindre compassion pour l'homme quand elle s'obstinait à le faire brûler, même si elle lui sauver la vie, bien au contraire. Peut-être qu'elle espérait qu'il sente bien la chose à son réveil, si il daignait le faire encore un jour.
Une fois la plaie cautérisée, elle retira le tout, avant de débarrasser l'arme des restes brûlant du haut.


"Voilà... difficile de faire plus pour lui ici..."


Finalement, le morceau de bras déchiqueté et amputé est rendu à la guerrière l'ayant bien mérité... Athena. La kurde jette le butin devant la hyène qui en fera sûrement son repas comme elle l'aurait fait pour sa louve. Inutile de chercher à faire quoique ce soit d'autre du membre.


"On ferait bien de le bouger... si tu le veux vivant, il va avoir besoin d'un bon toubib et de quoi supporter la douleur qui l'attend quand il ouvrira à nouveau les yeux... comme toi quand l'adrénaline sera retombée..."


La kurde était déjà devant les jambes, prête à porter, alors qu'elle jetait un oeil vers la plaie de Jaz avant de sourire devant l'homme puisqu'elle jubilait déjà en imaginant la douleur bien punitive qu'il ressentirait bientôt.
Au final, le sudiste comploteur se révélait être un tortionnaire sadique et peut-être bien que Selena le considérait plus utile vivant qu'autre chose malgré tout.


"Alors ? Qu'est ce que tu veux en faire Jaz ?..."
Ven 17 Mai - 09:48 (2013)
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Message Une nuit au bout du ponton

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